Tir du Roi 2026
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Tir du Roi – Édition “On aurait mieux fait de rester à l’ombre”
Ce samedi 20 juin, à 15 h tapantes, les archers étaient prêts, motivés, concentrés… enfin, en théorie. Parce qu’en pratique, avec une température digne d’un four à pizza et le JT qui avait pourtant prévenu d’éviter les efforts, on aurait dû se douter que le coq, lui, ne risquait pas grand-chose.
Vingt archers, vingt volontaires courageux, vingt héros en sueur… et pas un seul pour faire tomber ce fichu volatile. La forme n’était pas là, la précision non plus, et la météo encore moins. Le coq, lui, se portait très bien : il a même pris un léger bronzage.
La séance, heureusement, n’a pas manqué de moments mémorables.
D’abord, Georges — oui, notre tonton Georges — a failli recevoir une flèche sur la tête. Rien de grave : réflexe de ninja, esquive élégante, et il s’en sort avec un simple bleu sur le bras. Une sorte de médaille de guerre, version archer distrait.
Mais le pompon revient sans hésiter à Mathieu. D’abord, il réussit l’exploit de faire tomber les plumes du coq sans faire tomber le coq lui-même. Une performance artistique, presque poétique. Ensuite, lors d’un tir suivant, sa flèche a décidé de s’offrir une petite pause… en restant accrochée dans le râteau. On ne sait pas si c’est du talent, de la malchance ou un message du destin, mais tout le monde a applaudi.

À 19 h 45, les derniers irréductibles ont dû se rendre à l’évidence : le coq avait gagné la bataille. Le prix sera donc remis en jeu lors du tir d’agrément du 22 août. Le coq, lui, a déjà réservé sa place.
Et ce n’est pas fini. Après la fin officielle du tir, le président — qui n’avait pas participé au concours — a voulu “essayer deux ou trois flèches, comme ça, pour voir”. Et là, miracle, hasard, provocation ou coup de génie : il abat le coq. Pas peu fier, le personnage. On a même cru qu’il allait demander une haie d’honneur.
Bref, un tir du Roi mémorable, pas pour les performances… mais pour tout le reste.